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  • Jean Benjamin Jouteur

Je n'ai pas d'attirance pour toi de Marie Meyel

Ecouter la chronique




Ou la lire !

Lire ce livre m’a donné l’envie d’improviser une petite histoire qui ne serait ni le pitch du bouquin, ni son résumé, ni une analyse existentielle des personnages et encore moins une ronflante thèse sur le « Comment c’est-y qu’elle s’y est pris pour écrire son bouquin la miss Marie ?"


Mon historiette serait plutôt le futur de ce livre, tout en étant sa genèse.


Deux jeunes gens fraîchement mariés visitent, de la cave au grenier, la maison à usage d’habitation qu’ils viennent juste d’acquérir. L’ancienne propriétaire, une très vieille dame qui vivait seule, vient de décéder. Ses enfants ont vendu leur héritage, sans même prendre la peine de se déplacer. La demeure est encore entièrement meublée. Pèserait-il sur la famille de la défunte d’inavouables secrets ?


Notre jeune couple vide la maison, c’est gênant tout de même de trier des souvenirs qui ne nous appartiennent pas. Mais il faut bien s’installer et se résoudre à jeter.


Dans les combles, nos jeunes mariés découvrent une valise contenant des textes. Un tas de texte, tous glissés dans des chemises de couleurs différentes. S’agit-il de romans ? De journaux intimes ? De notes ? De cahiers d’écolier ? Certains feuillets sont imprimés, d’autres sont manuscrits. Sur chacun des dossiers, une main féminine a inscrit des prénoms, des prénoms masculins et féminins. Peut-être s’agit-il de celles et ceux qui noircirent ces pages il y a longtemps. Pourquoi longtemps ? Parce que des dates sont inscrites, suivies d’annotations griffonnées en rouge.

Enfin, ils mettent la main sur une feuille de papier sur laquelle il est noté : “merci de remettre cette valise à mes enfants, c’est signé Claire. Le prénom de la mamy qui vivait ici.


Ces documents sont sans doute personnels et très intimes. Les jeunes gens ne se reconnaissent pas le droit de les consulter. Et pourtant, motivés par un impérieux besoin de savoir, ils craquent, elle comme lui, se mettant à lire, à lire à lire encore, jusqu’au bout de la nuit.


Ils découvrent alors le fardeau de cette famille. Des évènements qui sous la plume d’un Courteline ou d’un Feydeau auraient peut-être donné lieu à un vaudeville qui, joué sur des scènes de théâtres parisiens, aurait fait le bonheur des habitués des grands boulevards.


Mais une autre destinée attendait ces manuscrits. La jeune femme est émue par les notes ‘au jour le jour’ qu’elle vient de découvrir et le hasard voulait qu’elle soit auteure. Mais est-ce vraiment du hasard ? Marie… C’est le prénom de cette auteure, réunit tous les écrits. Elle les corrige, les assemble, les unis…


Le tas de feuilles devient livre. Un livre témoignage, un livre de confessions posthumes, un livre testament. …


Une fois l’opération achevée, elle adresse le résultat de son travail aux enfants de la vieille dame, leur demandant l’autorisation de publier cette histoire.

Nathan, Juliette, Charlotte, Élise et Noémie savent à présent. Ils comprennent enfin que dans une pièce de boulevard qui fait marrer la France entière, il y a souvent des gens qui souffrent. Vous voulez en savoir plus ? Je vous comprends. Lisez donc ce bouquin. Il revisite le genre d’une manière habile. C’est un vaudeville qui ne prétend être drôle et c’est plutôt réussi.

Moi, je dis ça, je dis rien !


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