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  • Jean Benjamin Jouteur

La disparue du chemin des Tourettes de Jean Ducreux

Un polar de voyage !

Troisième et dernier épisode. Oui, vous avez bien lu !

« Quel plaisir de retrouver (pour une ultime fois ?) nos enquêteurs Foréziens aux noms et prénoms si délicieusement imprononçables ! D’ailleurs, si lors d’une soirée lecture, l’envie saugrenue vous prenait de vous emparer du micro afin de susurrer aux oreilles d’une assistance en émoi quelques pages choisies de ce bouquin, je vous donne un sage conseil : Offrez vous une demi-douzaine de cours de prononciation et d’initiation aux langues étrangères avec l’auteur de cet ouvrage. Car en vérité je vous le dis, si vous commettez l’imprudence de vous embarquer dans une telle aventure linguistique sans un minimum de formation, vous risquez fort une anoxie fatale.


Proposant un voyage en terre connue, la Loire, ses lacs, ses forêts, ses villes, ses banlieues, ses indigènes, son accent à la "Aimé Jacquet", mais aussi une excursion au pays des Vikings, La Suède :  ses lacs, ses forêts, ses villes, ses banlieues, ses indigènes son groupe ABBA, ce livre, en plus d’être un bon polar, est un guide touristique. Sans rire ! Jean Ducreux a inventé le concept « Polar de voyage ». En terre étrangère, en plus de vous divertir, de vous émouvoir, de vous questionner quant au sort des différents personnages évoqués, vous trouverez également dans ce guide atypique l’adresse de l’hôtel ou du restaurant à ne pas louper, la ballade à faire main dans la main, le plat irrésistible à goûter absolument, la station de bus, la gare, l’adresse du tueur à gages plébiscité par la pègre locale (ça peut servir) Et en prime, les mots indispensables pour vous faire comprendre par ce grand peuple nordique mangeur de Krisprolls.


Troisième et dernier épisode. Oui, vous avez bien lu !


Le lecteur a envie de manifester (comme le firent jadis les inconditionnels de Sherlock Holmes face à Conan Doyle faisant mourir son détective héroïnomane) :


Jean Ducreux, vous ne pouvez abandonner vos personnages, vous n’en avez pas le droit. Avec vos trois tomes, guidés par votre plume et en compagnie de votre irrésistible bande de héros malgré eux, nous avons visité plusieurs pays exotiques, il vous en reste tant à nous faire découvrir ! Le groupe de résistance monté sur Facebook vous prévient : si vous persistez dans votre décision d’enterrer (attention commence le cours de diction, prenez votre respiration) Loubna Ammasri, Tadeuse Wojciechowski, Khaled ben Khaled, sans oublier les terroristes : Jakub Shiraz et Alpatou Akhmatova Rakhimova, vous prenez le risque de donner à nos chers gilets jaunes une nouvelle raison de manifester sur les ronds-points avec le slogan suivant :


Ducreux, tes personnages vont nous manquer, retourne  immédiatement à ton clavier !”


D’ailleurs, dans notre cher Forez, moult titres seraient possibles. Après la série « Des crimes et des routes” vous pourriez signer “des crimes et un fleuve” ou encore : “des crimes entre plaine et forêt” ou pourquoi pas “Crime sur les terres d’Urfé” un polar historique qui se déroulerait en 1923. 


Ce troisième tome réunit qualités et originalités inhérentes aux deux premiers opus tout en trouvant son propre souffle. Dirai-je que c’est le plus abouti ? Non, je préfère avancer qu’il parachève la trilogie à la façon d’un bouquet final.

Si, dans les premiers tomes, Jean Ducreux a indiscutablement trouvé un grand nombre d’effets réussis, dans “La disparue « il s’est trouvé lui même en tant que romancier installé dans un vrai savoir-faire, excellent auteur de polar.


Donc affaire à suivre !


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