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  • Jean Benjamin Jouteur

Le Voynich code de J.KING

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Ou la lire !

J’ai lu Voynich code de J.King. Pour ce faire, je me suis lancé, non pas à la poursuite du fameux diamant vert, mais dans le sillage d’un couple de fins limiers fleurant bon l’amateurisme, mais jouissant d’une sacrée dose de chance mise au service d’une redoutable perspicacité.


En leur compagnie, laçant tout comme eux mes baskets d’historien globe-trotter, j’ai voyagé en voiture, en train, en avion, imaginant parfois être embarqué à bord d'un astronef spatiotemporel.


J’ai parcouru sans reprendre mon souffle de tentaculaires métropoles européennes, traversant les frontières, passant de l’est à l’ouest, changeant de continents, dormant dans autant d’hôtels luxueux que d’auberges improbables, le tout sans montrer une seule fois mes papiers… Ce qui tombe plutôt bien je les avais oubliés à la maison…


Étant devenu bien malgré moi l’ennemi public Number one, recherché par tout personnel coiffé d’un képi, qu’il soit policiers d’Europe, ou flics des états unis, chèques bancaires et carte de crédit m’étaient interdits, j’ai donc réglé la totalité de mes pharaoniques dépenses au seul moyen d’espèces sonnantes et trébuchantes, ce qui fait un bon paquet d’oseilles dans mes poches.


Parvenu au mot fin, j’étais éreinté, lessivé, Mais j’ai tant appris ! Grâce à ce bouquin, et surtout grâce à ses deux héros savants, je suis à désormais incollable sur tout ce qui touche de près ou de pas très loin à la franc-maçonnerie. Sans exagérer ce bouquin pourrait s’enorgueillir d’un sous-titre inspiré d’un célèbre film de Woody Allen : ce qui nous donnerait : "tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la franc-maçonnerie, sans jamais oser le demander". Notre auteur l’a fait ! Oui ! Tout est dit. Vous lisez l’ouvrage, et la semaine prochaine, je ramasse les copies. Ce livre est un essai, que dis-je un essai ! Une étude, un traité ! Une thèse déguisée, traitant de cette mystérieuse et si puissante confrérie : Les francs-maçons. Cela dit en passant, faut pas trop les taquiner les frangins adeptes de la loge, car si vous les asticotez, ils ne vous lâcheront plus… Pire ! Ils veillent sur leur secret comme un toutou prend soin de son nonos à ronger. Si malgré tout l’on cherche, si l’on insiste, et surtout si l’on trouve, les initiés peuvent soudainement montrer les dents… Au détriment bien sûr du curieux imprudent qui risque de finir dans les chroniques des faits divers, rubriques suicides ou meurtres non élucidés. C’est d’ailleurs la fâcheuse expérience que nos deux héros fugitifs vont vivre en direct sous nos yeux ébahis par tant de moyens et de machiavélisme mis en œuvre par les loges.


C’est à se demander, en ces temps de théorie du complot, si les flèches assassines et non justifiées, décochées par des commentateurs particulièrement belliqueux que ce texte a engendrées, ne seraient pas un règlement de compte vengeur émanant d’initiés fort agacés par les hypothèses avancées.


Je suis admiratif par la somme de travail et de recherches qu’il a sans doute fallu pour écrire ce roman d’aventures ésotériques. Les personnages principaux sont d’habiles joueurs de tennis échangeant, non pas des petites balles jaunes rebondissantes, mais une quantité impressionnante d’informations traitant du thème qui nous occupe. Ils sont à eux deux, une sorte de Wikipédia de la franc-maçonnerie. Ce qui n’empêche pas le lecteur de les suivre dans leurs aventures mouvementées, se demandant à chaque nouveau rebondissement comment se terminera cette course éperdue et franchement mal barrée dans laquelle ils se sont lancés.


Allez ! À votre tour de suivre la piste, bon voyage au pays des rébus.

Moi, je dis ça, je dis rien !


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