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  • Jean Benjamin Jouteur

Rien ne s'efface de Philippe Fontanel

Mis à jour : 26 août 2020

Un livre de proximité.


Une intrigue que je qualifierais à la « Super balle »


Bien sûr, pour un « gaga » d’adoption comme moi, ayant grandi à Saint-Etienne et connaissant bien Montbrison, il se dégage de ce livre des images familières. Chaque place citée s’avère être une vieille connaissance. Reconnaissant chaque rue, je sais presque chaque enseigne. Tapissé de descriptions aussi riches que précises, le récit se transforme rapidement en film 4DX. Adaptant mes pas à ceux des protagonistes, je les accompagne dans leur quête. Un simple travail de mémoire suffit : Je visualise sans effort le décor, ressentant l’atmosphère, humant les odeurs, souriant même aux intonations de ce si fameux accent rendu populaire par Aimé Jacquet, le héros de 1998.


Mais tout ce décorum n’ôte rien à l’intrigue que je qualifierais de « Super balle », vous savez ? Ce gadget en forme de petite planète, super rebondissant et coloré version psychédélique qui, lâché sans effet sur une surface dure, rebondira dans tous les sens et vous surprendra à chaque nouvel impact. Comme ce jouet, ce roman a pour particularité de rebondir dans la direction opposée de l'effet qui lui est donné. Tout le long de la lecture on se dit : « OK, c’est bien écrit, c’est fluide et agréable à lire, mais j’ai compris où l’auteur voulait en venir, je pressens déjà la fin »…


Mais on se trompe ! En partie. 


     C’est vrai que l’on peut deviner certaines choses… Oui, mais pas toutes les choses ! Il demeure des « coups de théâtres », des révélations inattendues.  Comme si Philippe Fontanel, le metteur en scène malicieux, nous accordait volontiers quelques raisonnements aisés afin de mieux nous piéger.


Intrigue, mystère, romance, enquête, émotion, humour, sensualité et drame : Chaque ingrédient est judicieusement distillé. Le tout forme un menu complet, frais, léger, facile et agréable à consommer. S’il s’agissait d’une boisson, le mot approprié serait sans doute : « Gouleyant ».


     Fontanel appartient à cette famille d’auteurs locaux qui savent faire vivre nos régions sous leur plume. Leurs bouquins, à qui l’on pourrait attribuer l’appellation « de proximité » ont pour effet de nous transformer, nous simples lecteurs, en témoins invisibles des histoires qu’ils nous racontent. A chaque nouveau coup dur, à ces personnages vrais, authentiques et sincères qu'il nous semble connaître tant ils sont "abordables", on a envie de dire, à tort ou à raison : « T’en fais pas, je connais l’auteur, tu vas t’en sortir ».


Moi, je dis ça, je dis rien !


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